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Espagne / Europe / Méditerranée

Larguer les Amarres

15 Novembre 2023

« Sur la route de Gibraltar »

C’est pas aussi simple de partir.

Pourtant, nous l’espérions tellement ce moment ! Cet instant rêvé qui, trop souvent, s’est dérobé.

Mais au moment de embrassades, des au revoir, nos gorges sont serrées !

Mais vite, il faut se plonger dans la manoeuvre et enfin larguer les amarres !

Il est 16h30, ce mardi 7 novembre et Albacore tout en douceur quitte son ponton ! Juste le temps de se retourner pour, d’un signe de la main, remercier encore ces amis marins qui, avec leurs sirènes, saluent bruyamment notre départ ! Vous partez un peu avec nous Alain, Guillaume, Lionel, Roch et tant d’autres.

Le passage des ponts de Sète se feront sans difficulté mais de nuit. C’est une première pour nous ! L’illumination de la ville dresse un décor un peu irréel.

Il faut imaginer cette première nuit passée en mer ! Un vent établit et modéré, au largue, qui va nous accompagner jusqu’au bout de la nuit ! Albacore file toutes voiles dehors, sous un magnifique ciel étoilé et, juste au dessus de l’horizon, un demi quartier de lune orange vif nous accompagne.

Les quarts s’enchaînent et le navire fend la mer avec juste, en bruit de fond, l’eau qui glisse le long de la coque. Divin ! On ne pouvait rêver mieux !

Pourtant, alors que le soleil vient de se lever, que l’atterrissage dans une calanque espagnole est en vu, l’ambiance à bord va radicalement changer.

Au redémarrage de notre moteur, patatras !  L’alternateur de service, celui qui charge le parc principal des batteries, est hors service.

Déjà, au cours de na nuit, nous avions observé également, qu’un autre alternateur, celui qui produit du courant quand nous sommes sous voiles, montrait des signes de faiblesses. Le mal de mer peut être ?

Ces éléments mécaniques sont vitaux pour la bonne marche du navire, et alors que nous venons tout juste de partir, nous rencontrons déjà des soucis techniques.

Quelle guigne, même pas le temps de profiter que, déjà, il faut retourner dans la cale moteur et ressortir les outils.

N’étant pas un as de l’électricité, ces problèmes seront résolus après une soudure et un appel à un ami…

Merci Vincent le sorcier de l’électricité  !! C’est bon de t’avoir aussi auprès de nous !

Aller ! On repart, nous avons pas trop de temps à perdre, une mauvaise météo nous ayant barré la route durant plusieurs semaines.

Et hop, le lendemain, découverte d’un suintement d’eau de mer sur le joint d’étanchéité du propulseur d’étrave. Super ! Après contact avec les chantiers Amel, rien de grave, il faudra faire une maintenance plus tard ;  à la Martinique ?

Les mouillages espagnols s’enchainent et parfois nous naviguons de nuit. Nous décidons en fin de semaine de nous arrêter pour 36 heures dans une lagune protégée de la mer par une longue bande de sable. On pourrait se croire en Camargue, mais en moins joli tout de même.

Ces quelques heures de repos sont les bienvenues sous un beau soleil et un air, si doux, que les tee-shirts sont de nouveau parmi nous.

Un petit moment musical aussi. Enfin, c’était l’objectif… Parce que Perle au violon et moi à la guitare, c’est pas encore ça.

Nous laisserons juste une photo en témoigner, au moins il n’y a pas le son. Dans le cas contraire, c’est hurlement à la mort des chiens, refuge des chats sous les lits et plaintes des embarcations voisines aux autorités !

Les navigations s’enchaînent laissant derrière nous des coins que nous aurions bien voulu visiter.

Au cours de la route, nous croisons nos premiers grands dauphins, sans doute pressés eux aussi, car ils ne s’attardent pas.

Parfois, nos nuits au mouillage sont agrémentées d’une petite houle joueuse qui ballotte le bateau dans tous les sens. Pas toujours simple pour dormir, mais c’est la vie en bateau.

Ces deux dernières journées se déroulent sous un grand ciel bleu et une mer rangée et amicale.

La canne à pêche est de sortie mais jusqu’ici sans succès.

Nous longeons de très belles falaises du coté de Dénia. Celles-ci, baignées par le soleil du matin, sont éclatantes et nous laissent rêveur devant la beauté de la nature.

Perle, toujours à chercher des signes dans toutes choses voit dans une ligne de crête se dessiner les courbes d’un escargot.

« Encore un clin d’oeil de la vie » déclare t’elle, car derrière nous à quelques encablures, il y a un voilier sur le même cap que nous qui se nomme Escargot.

 

Voilà, Escargot navigue cette nuit toujours à nos cotés.

La mer est belle tout comme le beau coucher de soleil que nous avons admiré tout à l’heure sur le pont.

C’est bientôt le changement de quart et au loin, encore bien loin, Gibraltar !

                                             

   

  Perle et O.Céanis 

A bord d’ALBACORE IV

 

 

 

November 15, 2023

« On the road to Gibraltar »

It’s not that easy to leave.

However, we were hoping for this moment so much! This dreamed moment which, too often, has slipped away.

But when it’s time to hug, say goodbye, our throats are tight!

But quickly, you have to immerse yourself in the maneuver and finally cast off!

It’s 4:30 p.m. this Tuesday, November 7, and Albacore is gently leaving her pontoon! Just enough time to turn around and, with a wave of the hand, thank again these sailor friends who, with their sirens, loudly greet our departure! You are going with us for a bit, Alain, Guillaume, Lionel, Roch and so many others.

The passage of the Sète bridges
It will be done without difficulty but at night. This is a first for us! The city’s illumination creates a somewhat unreal setting.

You have to imagine this first night spent at sea! A steady and moderate wind, on the reach, which will accompany us until the end of the night! Albacore sets sail under full sail, under a magnificent starry sky and, just above the horizon, a bright orange half-quarter moon accompanies us.

The watches follow one another and the ship cuts through the sea with just, in the background, the water sliding along the hull. Divine ! We couldn’t dream of better!

However, as the sun has just risen and the landing in a Spanish cove is in sight, the atmosphere on board will radically change.

When our engine restarted, it was a disaster! The service alternator, the one that charges the main battery bank, is out of service.

Already, during the night, we had also observed that another alternator, the one that produces current when we are under sail, was showing signs of weakness. Seasickness maybe?

These mechanical elements are vital for the smooth running of the ship, and although we have only just left, we are already encountering technical problems.

What a shame, not even time to take advantage of the fact that we already have to go back into the engine hold and take out the tools.

Not being an electrical expert, these problems will be solved after soldering and a call to a friend…

Thank you Vincent the electricity wizard!! It’s good to have you with us too!

Go ! We’re leaving again, we don’t have too much time to lose, bad weather having blocked our way for several weeks.

And lo and behold, the next day, discovery of seawater seeping from the bow thruster seal. Great ! After contact with the Amel shipyards, nothing serious, maintenance will have to be carried out later; in Martinique ?

The Spanish anchorages follow one another and sometimes we sail at night. At the end of the week, we decide to stop for 36 hours in a lagoon protected from the sea by a long strip of sand. You might think you’re in the Camargue, but less pretty all the same.

These few hours of rest are welcome under a beautiful sun and an air, so mild, that the t-shirts are among us again.

A little musical moment too. Well, that was the goal… Because Perle on the violin and me on the guitar, that’s not yet the case.

We will just leave a photo as proof, at least there is no sound. Otherwise, there will be howls of death from dogs, cats hiding under beds and complaints from neighboring boats to the authorities!

The navigations follow one another, leaving behind us places that we would have liked to visit.

Along the way, we come across our first bottlenose dolphins, undoubtedly also in a hurry, because they do not linger.

Sometimes, our nights at anchor are enhanced by a playful little swell that rocks the boat in all directions. It’s not always easy to sleep, but that’s life on a boat.

These last two days took place under a big blue sky and a calm and friendly sea.

The fishing rod is out but so far without success.

We follow some very beautiful cliffs on the Dénia side. These, bathed in the morning sun, are dazzling and leave us dreaming of the beauty of nature.

Pearl, always looking for signs in all things, sees in a crest line the curves of a scallop.
slang.

“Another wink of life” she declares, because behind us a short distance away, there is a sailboat on the same course as us called Escargot.

There you have it, Escargot is still sailing alongside us this night.

The sea is beautiful as is the beautiful sunset that we admired earlier on the deck.

It’s almost the change of shift and in the distance, still far away, Gibraltar!

 

Pearl and O.Céanis

On board ALBACORE IV

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