03 Janvier 2024
« Mindelo, Cap Vert »
Soudain le rideau laiteux s’est déchiré. Progressivement, les contours de l’île de SAL se sont offerts à nos yeux fatigués. Derrière nous, la mer encore forte et parsemée d’écume semble nous libérer de son étreinte, les vagues poursuivant leur route vers le Sud Ouest.
Albacore, sous un vent toujours soutenu et rafaleux, prend le chemin du port de Palmeira. Il nous faut encore éviter le cargo abandonné, mastodonte sombre sous un ciel blanc voilé par la poussière du désert.
Le pont du navire est jaune, car depuis plusieurs jours, même en navigant à presque deux cents kilomètres des côtes africaines, le sable du Sahara, transporté par le vent, s’est déposé partout.
Sur les indications de Corinne et Jean Pierre, passés là quelques semaines plus tôt, nous avons pu réserver auprès de Jaïr, en charge des bouées de mouillage, un corps mort bien placé à l’abri dans le port. C’est toujours plus tranquillisant que d’être à l’ancre et après cette traversée depuis les Canaries, nous avons besoin de repos et de tranquillité d’esprit.
Cette rencontre avec le Cap Vert est un véritable dépaysement. Tout de suite ce qui frappe, c’est l’agitation de ce petit port de pêche actif toute la journée, la musique omniprésente et l’amabilité des habitants. Nous aurons l’occasion de faire la connaissance de la famille Cap Verdienne de Jaïr et d’être invité à leur table pour partager le repas de Noël, mais également de vivre un beau moment de convivialité avec Elena et Simon, voyageurs comme nous en partance pour la Barbade.

Après une longue pause à SAL, nous avons repris notre route vers l’île de SAO NICOLAU distante de 66 miles nautiques (122 km) et mouillé devant le tout petit port de Carriçal. Ce sera l’occasion d’une très belle randonnée dans la palmeraie et les cultures implantées dans un profond Talweg.
Après un mouillage forain plus loin sur la côte, nous mettons le cap sur SAO VICENTE avec une halte d’une nuit devant la très belle plage de l’île de SANTA LUZIA, réserve naturelle où malheureusement le débarquement semble t’il est interdit.
Notre arrivée au Sud Ouest de SAO VICENTE sera saluée par un groupe de dauphin et après une nuit d’arrêt devant l’aéroport, nous nous dirigeons, vent de travers, vers le petit port de Porto Novo sur l’île de SANTO ANTAO située en face.
C’est sur cette île que nous allons faire la plus belle randonnée de notre séjour au Cap Vert. Après un trajet épique en aluguer (taxi collectif), nous sommes déposés au bord d’un sentier menant au cratère de Paul.
Sitôt avoir contourné le fond du volcan parsemé de cultures, devant nos yeux émerveillés, se dévoile la vallée de Paul.



Des décors époustouflants vont nous accompagner durant la descente vers le fond de la vallée sur un dénivelé négatif de mille cent mètres.
Voilà, notre séjour de deux semaines et demie au Cap Vert se termine (clic sur le lien pour une vidéo – crédit musique The Cinematic Orchestra To Build A Home).
Après avoir renforcé notre équipage grâce à l’embarquement de Patrick, dans quelques heures depuis Mindelo, nous allons nous lancer dans l’aventure transatlantique.
Plus de 2000 miles nous séparent de la Martinique et d’un steak frites.
Super Maramu, rêvé et conçu par Monsieur Henri AMEL, nous te confions nos destins.
ALBACORE, à toi le soin.

Perle et O.Céanis
A bord d’ALBACORE IV
January 3, 2024
“Mindelo, Cape Verde”
Suddenly the milky curtain was torn. Gradually, the contours of the island of SAL presented themselves to our tired eyes. Behind us, the sea, still strong and dotted with foam, seems to free us from its embrace, the waves continuing their course towards the South West.
Albacore, under a steady and gusty wind, heads towards the port of Palmeira. We still have to avoid the abandoned cargo ship, a dark behemoth under a white sky veiled by desert dust.
The deck of the ship is yellow, because for several days, even while sailing almost two hundred kilometers from the African coast, the sand from the Sahara, carried by the wind, has been deposited everywhere.
On the instructions of Corinne and Jean Pierre, who had been there a few weeks earlier, we were able to reserve a mooring well-placed in the port with Jaïr, in charge of the mooring buoys. It is always more calming than being at anchor and after this crossing from the Canaries, we need rest and peace of mind.
This encounter with Cape Verde is a real change of scenery. What is immediately striking is the hustle and bustle of this small fishing port, active all day long, the omnipresent music and the friendliness of the inhabitants. We will have the opportunity to meet Jaïr’s Cape Verdean family and be invited to their table to share the Christmas meal, but also to experience a beautiful moment of conviviality with Elena and Simon, travelers like us departing for Barbados.
After a long break in SAL, we resumed our route towards the island of SAO NICOLAU, 66 nautical miles (122 km) away and anchored in front of the very small port of Carriçal. This will be the opportunity for a very beautiful hike in the palm grove and the crops planted in a deep Talweg.
After a fairground anchorage further along the coast, we head for SAO VICENTE with a one-night stop in front of the beautiful beach on the island of SANTA LUZIA, a nature reserve where unfortunately disembarkation seems to be prohibited.
Our arrival in the South West of SAO VICENTE will be greeted by a group of dolphins and after a night of stopping in front of the airport, we head, crosswind, towards the small port of Porto Novo on the island of SANTO ANTAO located in front.
It is on this island that we will do the most beautiful hike of our stay in Cape Verde. After an epic journey by aluguer (shared taxi), we are dropped off at the edge of a path leading to Paul’s crater.
As soon as we have skirted the bottom of the volcano dotted with crops, before our amazed eyes, the Paul valley is revealed.
Breathtaking scenery will accompany us during the descent towards the bottom of the valley on a negative altitude difference of one thousand one hundred meters.
So, our two and a half week stay in Cape Verde ends (click on the link for a video – music credit The Cinematic Orchestra To Build A Home).
After having strengthened our crew thanks to Patrick’s boarding, in a few hours from Mindelo, we will embark on the transatlantic adventure.
More than 2000 miles separate us from Martinique and a steak and fries.
Super Maramu, dreamed and designed by Mr. Henri AMEL, we entrust our destinies to you.
ALBACORE, it’s up to you.
Pearl and O.Céanis
On board ALBACORE IV

1 Comment
Bruno
3 janvier 2024 at 21h18Magnifique!!!
Avec cette belle communication, on vous présente nos meilleurs vœux pour 2024…
On vous souhaite de belles découvertes, mais surtout une excellente santé à tous les deux.
On vous embrasse et au plaisir de vous lire aussi régulièrement.
Valérie Bruno